Beaucoup ont essayé, mais personne n’a réussi.
Les tentatives de création d’un « Shōnen Jump » à la française n’ont jamais manqué, de grandes entreprises aux modestes créateurs ; beaucoup ont tenté de mettre en place un magazine avec, comme contenu régulier, des mangas français. On peut notamment penser à une tentative d’ANKAMA avec le Gamakna, ou encore au projet Konkuru, qui lui aussi s’est malheureusement arrêté.
Le Merguezine tente à son tour d’emprunter le chemin du magazine de publication de mangas francophones, mais avec un objectif différent. Notre magazine a pour ambition de conserver la liberté des auteurs et leur indépendance. C’est pourquoi ce numéro, à caractère unique, contiendra exclusivement (sauf une exception) des histoires courtes, pouvant être lues indépendamment d’autres chapitres potentiels ou publications du manga associé.
Les auteurs publiés ont tous su donner naissance à d’excellents mangas, et nous avons hâte de vous les présenter. L’équipe s’est donné à fond afin de vous offrir un projet et un divertissement de qualité. Grâce à notre passion commune, nous, auteurs indépendants et pour l’instant amateurs, sommes en quête d’expérience et de visibilité.
En vous souhaitant une bonne lecture.
Raynaven et Pashollow, co-fondateurs du Merguezine.
La Merguez, une histoire
La merguez, c’est une histoire plus compliquée que cela ne le laisse paraître. Entre les différents pays d’Afrique du Nord, surtout les communautés amazighes qui revendiquent toutes l’invention de la merguez, et l’origine même du mot, rien ne nous laisse de marbre.
Saviez-vous que la merguez est un dérivé du mot «Amrguaz», qui désigne le sexe de l’homme ? Finalement, on se rend compte que ni l’époque ni le lieu n’empêchent les hommes de succomber à la beauferie... Et puis, quelle ironie que ce soit une femme à la tête du Merguezine...
Pourquoi le «Merguezine» ?
Raynaven dit : Si vous l’aviez compris, le nom «Merguezine» est né d’un jeu de mots entre les merguez et le magazine. Mais la merguez, c’est un choix qui a été pensé à chaque instant de notre quotidien. Tout a commencé avec la découverte de la chanson « La Merguez Party » des Musclés. Et puis, de là, ce mot s’est imprégné dans mon quotidien. Mon père utilise ce terme pour combler n’importe quel trou de mémoire ou hésitation dans une phrase. Mais il sert aussi à parler de quelque chose d’insignifiant, tout comme l’expression « et des clopinettes ».
Par exemple :
- Oh c’était pas très cher, ça m’a couté deux euros et des merguez.
C’est tout naturellement que les merguez sont entrées dans mon vocabulaire quotidien. Et vous imaginez la suite : le Merguezine était alors une évidence.